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Nouvelle au CISSSMO : 21 ans de pratique et toujours autant de défis

21 ans de pratique et toujours autant de défis

31 mars 2026 | Edgie Julien

« J’adore ces défis et le travail d’équipe qu’ils nécessitent. On ne s’ennuie jamais en réadaptation! »

Catherine Vallée, Physiothérapeute

Entrevue avec Catherine Vallée, physiothérapeute au CRDP de Châteauguay

La réadaptation est un domaine où chaque parcours est unique, autant pour les usagers que pour les professionnels qui les accompagnent. Dans cette entrevue, Catherine nous parle de son cheminement, de sa passion pour la physiothérapie et de ce qui rend son travail aussi stimulant au quotidien. Pour commencer, elle nous raconte comment son parcours en physiothérapie a façonné sa pratique d’aujourd’hui.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours en physiothérapie? 

J’ai obtenu mon baccalauréat en physiothérapie en 2004 à l’Université de Montréal. J’ai ensuite commencé ma pratique en effectuant des remplacements et des surcroîts avec différentes équipes, notamment en neurotrauma à Saint‑Hubert et à Châteauguay, en pédiatrie 7‑18 ans ainsi qu’au sein de l’équipe d’entorses et de blessures musculaires. 

Par la suite, j’ai obtenu un poste en traumatologie, aujourd’hui intégré au programme de déficience motrice (7 à 100 ans). Les noms des programmes ont beaucoup changé au fil des années, mais la richesse clinique est demeurée la même. 

À la suite de mes études, j’ai approfondi mes connaissances grâce à plusieurs formations spécialisées. Celles-ci portent principalement sur le traitement des douleurs musculaires et articulaires, les troubles de l’équilibre et la gestion de la douleur. Ces apprentissages me permettent d’adapter mes interventions et d’offrir des soins personnalisés selon les besoins de chaque personne.

Très intéressée par la clientèle blessée médullaire et amputée, j’ai également suivi plusieurs formations spécialisées et participé à de nombreux colloques. Je suis impliquée depuis plusieurs années auprès de l’Association québécoise des intervenants auprès des personnes amputées, dont j’assure actuellement la présidence. 

Qu’est-ce qui vous a attirée vers la réadaptation? 

À l’origine, j’étais particulièrement attirée par la neurologie et le vestibulaire. Ce qui m’a fait rester en réadaptation, c’est la grande variété de clientèles que cela permet de voir. Même après 21 ans de pratique, je rencontre encore régulièrement de nouveaux diagnostics, ce qui m’amène à continuer d’apprendre, de me former et de collaborer avec différentes personnes-ressources.

Comment décririez-vous votre rôle en quelques mots? 

Au sein de notre équipe, le physiothérapeute joue un rôle important de lien avec le volet médical, notamment en assurant le suivi des contre‑indications médicales liées à l’atteinte, mais aussi aux conditions associées pouvant influencer la réadaptation. 

En consultation externe, les usagers reprennent graduellement leurs rôles et responsabilités, leurs loisirs et parfois leurs tâches de travail. Nous travaillons donc à optimiser leur mobilité, leur contrôle musculaire, leur équilibre et leur condition cardiovasculaire, afin qu’ils puissent atteindre leurs objectifs. Chaque parcours de réadaptation est unique. 

Il y a aussi tout l’aspect plus humain, comme la gestion du deuil des capacités, des craintes de mouvement ou des « yellow flags ». J’appelle souvent cela, avec affection, de la « psysio » : voir la personne dans sa globalité, et pas seulement à travers un diagnostic. 

Finalement, j’accueille chaque année des stagiaires en physiothérapie, un volet que j’apprécie particulièrement pour le partage de connaissances qu’il permet. 

Décrivez-nous une journée type 

J’arrive généralement au travail à 8 h, et je commence rapidement à voir des usagers. Avec des plages horaires d’une heure, je rencontre entre 4 et 6 personnes par jour. Le reste du temps est consacré à la rédaction des notes, aux suivis interdisciplinaires et aux échanges cliniques. 

Nous avons également des plages dédiées aux discussions d’équipe deux fois par semaine, ce qui favorise une collaboration étroite entre les intervenants.

Quels sont les avantages de travailler au CRDP de Châteauguay? 

 

Le site est magnifique, c’est indéniable. Toutefois, l’attrait principal pour moi demeure la culture d’équipe. À l’origine, nous étions une très petite équipe, ce qui a créé des liens forts, parfois même à l’extérieur du travail. Cette atmosphère est restée, même si l’équipe s’est beaucoup agrandie. 

Il y a aussi une belle collaboration entre les intervenants des différents programmes. Je suis très attachée à mon équipe : je l’ai quittée une fois pour un séjour de 18 mois au Japon, et une autre fois lors de la bascule, mais j’y suis toujours revenue. 

Le fait d’être dans un ancien monastère crée-t-il une ambiance particulière? 

Les moulures sont magnifiques et les hauts plafonds donnent une impression d’espace très agréable. Les usagers sont souvent curieux des inscriptions encore visibles sur les planchers. 

Certains croient même que certaines pièces sont hantées, mais personnellement, je n’ai jamais ressenti quoi que ce soit de ce genre. S’il y a des fantômes, ils sont très accueillants, car j’ai toujours l’impression de rentrer à la maison lorsque j’arrive au travail. 

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