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Nouvelle au CISSSMO : Neuropsychologue recherchés

Neuropsychologue recherchés

06 mai 2026 | Edgie Julien

« La possibilité d’explorer et de comprendre des fonctions « invisibles », comme la mémoire, l’attention ou les fonctions exécutives, à l’aide d’outils d’évaluation spécialisés m’a particulièrement interpellé. Mais au-delà de l’intérêt scientifique, c’est surtout le côté humain qui m’a donné envie de devenir neuropsychologue. »

Jonathan Roy, Neuropsychologue

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir neuropsychologue?
Ce qui m’a d’abord attiré vers la neuropsychologie, c’est ma curiosité pour les liens entre le cerveau et les comportements humains. J’avais aussi le désir d’être en contact avec les gens, de les accompagner dans des moments parfois difficiles et de les aider à mieux comprendre leurs forces et leurs défis. 

Comment décririez-vous votre rôle? 
Mon rôle est de mieux comprendre le fonctionnement cognitif des personnes afin d’orienter leur réadaptation. À l’aide d’entrevues, d’observations et de tests, je dresse un portrait de leurs forces et de leurs difficultés, puis je traduis ces informations en recommandations concrètes pour le quotidien. 

Une partie importante de mon travail consiste aussi à expliquer et à vulgariser ces résultats, autant à la personne qu’à ses proches. Mieux comprendre ce qui se passe permet souvent de diminuer l’incertitude et de redonner un sentiment de contrôle. 

En réadaptation, je travaille aussi en étroite collaboration avec l’équipe interdisciplinaire et les proches, afin de proposer des interventions adaptées à la réalité de la personne. Mon objectif est de favoriser l’autonomie, la sécurité et une meilleure qualité de vie. 

Décrivez-nous une journée type?
Il n’y a jamais deux journées identiques, et c’est ce qui rend le travail si stimulant. Chaque journée combine différentes tâches, avec toujours une part importante de contact avec les usagers : évaluations cognitives, observations lors des séances de réadaptation (ergothérapie, physiothérapie, orthophonie), discussions cliniques. 

Chaque semaine, nous participons à des rencontres interdisciplinaires et à des plans d’intervention avec l’usager et ses proches, afin de suivre l’évolution et d’ajuster les objectifs de réadaptation. Je participe aussi à une activité de groupe hebdomadaire qui favorise les interactions et la qualité de vie des usagers. 

Une partie du travail est consacrée à la rédaction (notes d’évolution, rapports d’évaluation). L’horaire varie selon les besoins et peut inclure des imprévus, comme des évaluations urgentes, qui demandent une grande capacité d’adaptation. 

Quelles sont les qualités essentielles que cela prend pour travailler dans ce milieu? 

  • Capacité d’adaptation –  chaque usager a une réalité unique.  
  • Communication –  savoir transmettre une même information de différentes façons. 
  • Travail d’équipe –  les décisions importantes se prennent en collaboration. 
  • Créativité et flexibilité clinique – adapter les interventions aux besoins réels. 
  • Curiosité et humilité –  maintenir une envie d’apprendre face à la complexité des situations. 

Quel est l’aspect de votre travail que vous trouvez le plus gratifiant?
Ce qui est le plus gratifiant, c’est de voir l’évolution des usagers au fil du temps. Plusieurs arrivent après avoir traversé des moments très difficiles et les accompagner dans ce cheminement jusqu’à ce qu’ils retrouvent un certain contrôle sur leur situation est extrêmement valorisant. 

J’aime aussi faire le lien entre les observations cliniques et les actions concrètes, afin d’aider l’équipe, les usagers et leurs proches à mieux comprendre la situation et à savoir à quoi s’attendre. Enfin, la participation au diagnostic différentiel est un aspect stimulant, ayant souvent un impact direct sur les décisions cliniques et le pronostic. 

Que diriez-vous à un neuropsychologue qui voudrait travailler dans un CISSS en services sociaux? 

Je lui dirais que le réseau des CISSS est un milieu riche et stimulant, où l’on peut avoir un réel impact dans le parcours des usagers. Le travail interdisciplinaire permet de développer une vision globale des situations tout en contribuant activement aux décisions cliniques. 

En réadaptation, c’est un contexte de pratique particulièrement intéressant pour un neuropsychologue : les situations sont variées et complexes, l’expertise est pleinement mise à contribution et il est possible de voir concrètement l’évolution des usagers. C’est un milieu où le sens et l’impact du travail sont très présents. 

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