Nouvelle au CISSSMO : Psychoéducateurs recherchés
Psychoéducateurs recherchés
03 juillet 2025 | Marie-Ève Chartrand
« Voir la personne au-delà des comportements, c’est là que commence vraiment l’intervention. »
Entrevue avec Ève Richard-Watson, psychoéducatrice au programme spécialisé en trouble du comportement et trouble grave du comportement (TC-TGC), auprès de la clientèle ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme en résidence à assistance continue (RAC).
Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir psychoéducatrice?
Le contact humain a toujours été super important pour moi. J’ai le désir d’aider les autres, de contribuer à leur bien-être et de les accompagner pour qu’ils puissent atteindre leur plein potentiel, en misant sur leurs propres forces et capacités. J’ai aussi vécu une expérience personnelle marquante : j’ai moi-même reçu des services en psychoéducation, et ça m’a beaucoup aidée. Ça a vraiment confirmé mon envie d’aller dans cette direction.
Comment décririez-vous votre rôle en quelques mots?
Le rôle de psychoéducateur consiste à intervenir auprès d’une personne présentant des difficultés d’adaptation, souvent d’ordre comportemental. Il s’agit d’évaluer, d’accompagner, et de proposer des interventions adaptées pour favoriser l’autonomie et le bien-être de celle-ci, et ce, dans les différents milieux de vie. Ce travail s’actualise au sein d’une équipe interdisciplinaire engagée. Les approches positives et systématiques sont au cœur de nos actions et nous amènent à nous centrer sur les forces de la personne afin de favoriser son développement, son adaptation et son bien-être dans une perspective de soutien global et durable.
Décrivez-nous une journée type?
Les journées se suivent et se ressemblent peu, ce qui rend le travail stimulant. Les différents mandats attribués dans les dossiers nécessitent la réalisation d’actions variées :
• Périodes de contact direct avec la clientèle (observation, évaluation, mise en place d’interventions);
• Échanges avec les partenaires impliqués (professionnels, intervenants, famille, école);
• Rencontres interdisciplinaires;
• Périodes pour effectuer la tenue des dossiers (notes évolutives, rapports d’évaluation);
• Formation continue;
• Rencontres de codéveloppement.
Quelles sont les qualités essentielles pour travailler dans une RAC?
• Respect;
• Considération : reconnaître la personne au-delà de ses difficultés, miser sur ses forces et son potentiel;
• Ouverture d’esprit;
• Capacité à travailler en équipe;
• Bienveillance;
• Capacité d’adaptation;
• Disponibilité.
Quel est l’aspect de votre travail que vous trouvez le plus gratifiant?
Accompagner la personne dans le développement de nouvelles habiletés, tout en tenant compte de ses capacités et de son environnement. Les échanges riches et authentiques avec la clientèle, qui a tant à nous apprendre, sont également une grande source de motivation. J’ai aussi la chance de collaborer au quotidien avec des intervenants passionnés et dévoués, qui ont le bien-être des usagers à cœur. Ensemble, nous mettons en commun nos forces pour offrir un service et un suivi de qualité, toujours en respectant les besoins de la personne. Enfin, le fait de pouvoir développer des hypothèses cliniques et de construire des interventions concrètes, qui mènent à des résultats et à des changements positifs dans la vie des usagers, rend ce travail profondément significatif.
Que diriez-vous à un psychoéducateur qui voudrait travailler en RAC?
La clientèle en RAC est merveilleuse. Elle mérite d’être mieux comprise et reconnue à part entière. Au-delà des comportements, il faut reconnaître la personne et célébrer chaque réussite, grande ou petite. Travailler en RAC, c’est découvrir une clientèle attachante, vulnérable, mais pleine de potentiel. C’est un milieu peu connu, qui mérite qu’on s’y intéresse davantage où l’on peut réellement faire une différence pour accompagner et offrir des outils adaptés au besoin de chacun. Si tu veux un rôle signifiant et un lien direct avec les gens, c’est l’endroit parfait!